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Bonjour à toutes et à tous,

Il nous fait plaisir de vous faire part du thème du colloque 2019 qui aura lieu en Bretagne, et plus particulièrement à l’abbaye de St-Jacut-de-la-Mer, non loin de St-Malo, port d’attache de Jacques Cartier.

Déjà, nous invitons celles et ceux qui sont en démarche en abandon corporel à réfléchir à la possibilité de présenter une communication.

Voici le thème de notre dixième rencontre.

Les apports spécifiques de la recherche ontologique
en abandon corporel


Chaque colloque est l’occasion de poursuivre ensemble la recherche ontologique en abandon corporel, une précieuse et unique occasion de nous rencontrer et d’espérer faire rencontre en soi avec nous tous.

Ce qui est au cœur de notre démarche et de notre recherche est le risque à prendre et à reprendre de nous ouvrir à tout de nous comme soi, dans le rapport à l’autre, aux autres et à tout ce qui nous entoure. A partir de ce mouvement d’ouverture, ce risque est d’oser questionner sans cesse, les compréhensions que nous avons de nous-même, des autres, de notre humanité. Dans l’institution que nous sommes, nous avons à oser questionner notre ouverture à de nouvelles compréhensions, à nos mouvements défensifs et de réserve, à notre ambivalence et à toutes les manifestations corporelles qui nous habitent.

Pour ce 10e colloque, nous vous proposons de se rassembler autour du thème des apports spécifiques de la recherche ontologique. Plus précisément, pour chacun d'entre nous et pour nous tous, quels sont les apports spécifiques de l'abandon corporel sur tous les plans, de la vie dans notre bureau comme thérapeute ou comme client, dans notre vie personnelle, du rapport à l'autre aux rapports aux autres, de l'institution que nous sommes à celle des autres, dans notre rapport aux autres recherches de l'humain sur l'humain, dans notre rapport au monde?

La démarche ontologique est rigoureuse et exigeante. Prendre et reprendre la position jamais acquise d’ouverture à tout de soi, de se recevoir dans toutes les manifestations de nos vies, nous amènent progressivement à nous apprendre dans le risque pris de la rencontre avec tout autre. Nous avons à nous découvrir comme subjectivité constitutive ontologique. En y faisant toute la place, nous nous ouvrons à de nouvelles compréhensions des rapports humains.

Comment, pour chacun d’entre nous, notre rapport à nous-mêmes et aux autres se modifie-t-il et s’ouvre-t-il à de nouvelles compréhensions jusque-là inconcevables, inenvisageables? Comment cela nous donne-t-il accès à des aspects inconnus de soi? Comment cela vient-il ébranler notre organisation, nos défenses, nos réserves, questionner nos réactions et faire apparaître notre ambivalence constitutive?

Comment nos compréhensions et nos incompréhensions nous amènent-elles à devenir de plus en plus sujet de nous-mêmes? Comment cette ouverture donne-t-elle à l’autre d’être, entrant ainsi dans l’interdépendance, en paradoxalité?

Être dans la rencontre. Et que se passe-t-il lorsque l’autre n’y est pas? Que se passe-t-il lorsque nous sommes cet autre? Plus précisément, comment commencer à savoir que nous n’y sommes pas et découvrir que nous y sommes de cette façon-là?

Comment ce passage à l’ontologique peut-il nous permettre, que momentanément, d’échapper aux lois de la causalité comme à toute forme d’institution, pour s’ouvrir à la paradoxalité dans le mouvement intérieur de la rencontre? Et alors, incontournablement, comment redevenons-nous institution?

Depuis notre premier colloque, nos rencontres s’organisent à partir des présentations de textes personnels qui gravitent autour du thème choisi. Comment écrire ontologiquement à partir ou sur notre recherche? Comment, en écrivant, être le sujet et l’objet de notre travail et nous adresser à nos pairs? Cette question même fait partie de notre thème.

A la question « Peut-on écrire ontologiquement? », Aimé Hamann répondait : « On essaie, mais il y a toujours la dimension de l’institution, on ne peut pas l’éviter. » Questionner les apports spécifiques de notre recherche nous amène à nous ouvrir à l’institution que chacun est et que nous sommes, c’est là que nous nous invitons à nous rencontrer.



Le thème est le résultat du travail de Brigitte Ortiz, Denis Matthey-Claudet et Lyse Latraverse en collaboration avec Jacqueline Comeault.


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Groupe de travail pour le thème :
Jacqueline Comeault, Clémence Dubé, Brigitte Ortiz, Lyse Latraverse, Denis Matthey-Claudet


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